Wednesday, July 12, 2006

Centenaire de la mort de Dreyfus

http://www.20minutes.fr/articles/2006/07/12/actualite_L_allocution_de_Jacques_Chirac.php

Dreyfus était peut-être jadis innocent, comme étaient probablement innocents ces six millions de juifs à propos desquels on nous enseigne qu'ils furent exterminés dans les chambres à gaz au cours du siècle dernier. Mais qui sont aujourd'hui les victimes ? Ceux qui prennent prétexte de la victoire électorale du Hamas, qu'ils dénoncent comme un "mouvement terroriste", pour décapiter un gouvernement légitimement élu, envahir par la force armée la bande de Gaza, imposer aux Palestiniens, par le recours incontrôlé à la violence brute, un tel régime de terreur que tout espoir d'instaurer une paix durable dans la région paraît irrémédiablement compromis ? Ceux qui, avec le soutien inconditionnel des USA, et la complicité de l'Europe, n'hésitent même plus à ouvrir un second front, après Gaza, dans le sud Liban ? Ceux qui savent qu'ils n'ont qu'à agiter l'épouvantail de l'"antisémitisme" ou bien celui de la "haine" pour forcer les critiques au silence ? Ceux qui n'ont de cesse que de vouloir obtenir de tous de confortables réparations matérielles pour leur "shoah" ? Ceux qui n'éprouvent même pas le moindre scrupule, au nom d'une loi liberticide introduite par eux, et pour eux exclusivement, dans le Code pénal français (la loi Fabius-Gayssot), à exiger la prison ferme à l'encontre d'un vieillard (Robert Faurisson) pour le seul motif de "négationnisme", soit de ce qui est devenu par leur grâce en France un délit d'opinion ? Ceux qui se permettent même, par la voix de leurs représentants communautaires, de constamment donner des leçons d'universalisme et de "tolérance" à nos gouvernants ? Ceux qui ne savent depuis toujours que se poser eux-mêmes en éternelles victimes de l'hostilité de toutes les nations (qu'ils n'ont jamais rien fait pour mériter, à ce qu'ils soutiennent), comme des faibles, d'éternels persécutés, ET par dessus tout, comme "peuple choisi", supérieur à tous les autres ? Certainement pas ! Ainsi, l'antisémitisme ne disparaîtra probablement pas de sitôt, on peut en être assuré.

On m'a alors répondu ceci :
"Lire aujourd'hui de tels propos est plus qu'affligeant. On ne saurait trouver aucune justification à la haine de l'autre, ni à la volonté de le détruire. Tout homme quelles que soient sa couleur de peau ou sa religion est un homme au même titre que chaque autre individu. Et justifier l'antisémitisme ou tout autre forme de haine de l'autre, c'est justement nier le caractère humain de l'autre. Si l'on peut légitimement porter des critiques à l'encontre de la politique que mène le gouvernement israélien, cela ne justifie en rien l'antisémitisme. Si la loi Gayssot sur l'Holocauste existe, c'est parce que nier la mort de millions d'êtres humains c'est nier le respect dû aux morts, et ainsi faire insulte à l'humanité entière. C'est cracher sur la douleur de ceux qui on survécu à cette horreur, ceux qui ont vu toute leur famille mourir dans les camps de concentration ; Enfin sur l'affaire Dreyfus, il est très révélateur de ne parler de cette affaire que pour dire que Dreyfus était juif. A ma connaissance, la République est laïque, et la religion d'un homme ne doit nul part entrer en considération, surtout pas dans une décision de justice ! Alors, oui rendons hommage à un officier de l'armée de la République, qui s'est battu au prix de son honneur pour que ces valeurs soient respectées."
Lucas - 12.07.2006 - 22h11

Votre naïveté, Lucas, est sidérante. Point par point :
- La "haine de l’autre" prend bien actuellement, et de manière tout à fait concrète, la forme, non plus d’un "antisémitisme", devenu marginal, mais de cette haine des goyim, en particulier arabes, par le "peuple élu" et tous ceux qu’il trouve comme alliés objectifs dans son racisme éhonté. Fréquentez donc ces multiples forums communautaristes juifs, et vous y verrez toute cette haine islamophobe et arabophobe qui s’y étale sans la moindre pudeur, ni crainte d’aucune censure, évidemment !
- Vous oubliez que les juifs se regardent seuls comme "hommes", les goyim n’étant pour eux que du bétail. Lisez donc le Talmud.
- Vous ignorez qu’Israël, c’est d’abord le peuple juif dans son ensemble, avant que d’être cette sorte de Californie reconstituée à grands frais au Proche-Orient qui ne fait aujourd’hui que révéler au monde son réel visage.
- La loi Fabius-Gayssot n’a pas d’équivalent ailleurs qu’en France, et en Belgique. Vous oubliez que le révisionnisme est tout ce qu’il y a de plus légal aux USA (pourtant les plus fidèles alliés d’Israël, paradoxalement), en Russie, en GB, en Australie, est largement toléré partout ailleurs, qu’il pourrait même l’être en Allemagne et en Autriche si ces deux pays ne s’étaient pas par ailleurs dotés d’autres lois exagérément répressives dirigées contre tout ce qui peut être interprété, même de très loin, comme une évaluation positive du IIIe Reich. Vous oubliez les circonstances tout à fait particulières de l’adoption de cette loi scélérate (la mise en scène de Carpentras), qui fut réellement à son origine, et pour quels motifs réels, en vous contentant de répéter leur discours convenu.
- Vous oubliez aussi que seuls les juifs peuvent effectivement avoir intérêt à insister lourdement sur la religion de Dreyfus, parce que l’affaire Dreyfus fut l’un des éléments essentiels à l’origine de l’impérialisme sioniste, parce que le cas d’Alfred Dreyfus a été depuis bien longtemps récupéré comme symbole de l’innocent juif injustement persécuté par tous ceux qui tiennent depuis Job à se présenter ainsi, contre l’évidence même, parce qu’encore récemment la religion de Dreyfus est apparue comme un obstacle à son inhumation au Panthéon, Olmert s’étant empressé de signifier à Chirac qu’il ne pouvait, même en tant que goy, ignorer la loi d’Israël, laquelle impose que le cadavre d’un juif ne peut être exhumé qu’à la condition d’être transféré en "Terre promise" !

Informez-vous avant que de prendre parti, et répéter tous les poncifs convenus à l’intérêt exclusif du "peuple élu", c’est certainement ce que vous avez de mieux à faire.